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La 26แต Confรฉrence Biennale de l’AAIS qui s’est tenue ร Abuja a marquรฉ un tournant avec la participation de NEO INDUSTRY SA, unique industriel du cacao prรฉsent. ร l’origine de cette invitation, la Professeure Aline Noutcha, รฉminente scientifique camerounaise, revient sur cette rencontre entre le monde de la recherche et celui de l’industrie.
Q : Professeure, vous รชtes ร l’origine de l’invitation de NEO INDUSTRY SA ร cette confรฉrence. Pourquoi avoir spรฉcifiquement ciblรฉ cette entreprise camerounaise ?
R : En tant que Camerounaise, je suis particuliรจrement attentive ร l’รฉvolution de notre tissu industriel. En tant que scientifique, je sais que les insectes (les moucherons pollinisateurs comme les ravageurs) sont au cลur de la vie du cacaoyer.
J’ai invitรฉ NEO INDUSTRY SA parce que je crois profondรฉment que la science ne doit pas rester dans les laboratoires, elle doit descendre sur le terrain industriel. NEO INDUSTRY SA est une entreprise qui transforme le cacao localement, et il รฉtait crucial que ses รฉquipes viennent s’imprรฉgner des rรฉalitรฉs entomologiques pour comprendre comment protรฉger la fรจve, de la plantation jusqu’au produit fini.
Q : Justement, qu’espรฉriez-vous que cette confรฉrence apporte concrรจtement ร NEO INDUSTRY SA ?
R : Je voulais que NEO INDUSTRY SA saisisse l’opportunitรฉ de crรฉer des ponts. D’abord avec les autres pays africains, mais surtout avec le monde acadรฉmique. Je souhaitais qu’ils repartent avec des solutions pour lutter contre les insectes nuisibles dans les champs, mais aussi dans leurs stocks ร l’usine. C’รฉtait aussi une opportunitรฉ pour eux de faire dรฉguster leur poudre de cacao aux participants, de se faire connaรฎtre et de montrer que le Cameroun a une industrie de pointe.
Q : รtes-vous satisfaite du dรฉploiement de NEO INDUSTRY SA durant ces jours ?
R : Absolument ravie ! Leur prรฉsence a รฉtรฉ remarquรฉe et remarquable. Ils n’รฉtaient pas lร en simples spectateurs. Leurs รฉquipes (laboratoires et terrain) ont fait preuve d’une curiositรฉ intellectuelle impressionnante. Ils ont posรฉ les bonnes questions, ils ont nouรฉ des contacts solides avec les chercheurs, notamment ceux des universitรฉs camerounaises de Buea et Dschang. Ils ont mรชme offert des souvenirs aux participants, ce qui a laissรฉ une trรจs bonne impression. C’est une entreprise qui a compris que la durabilitรฉ passait par la science.
Q : ร l’heure oรน l’Afrique doit valoriser ses matiรจres premiรจres, quel message souhaitez-vous adresser ร la Direction Gรฉnรฉrale de NEO INDUSTRY SA ?
R : Je veux leur dire de continuer sur cette voie. Ils ont eu le courage de sortir de leur zone de confort pour s’asseoir avec des scientifiques. Qu’ils continuent de soutenir leurs laboratoires et leurs รฉquipes de terrain, car c’est lร que se joue la vraie qualitรฉ de leur produit. Le Cameroun est fier d’avoir une entreprise comme NEO INDUSTRY SA qui ose investir dans le savoir. Nous, les chercheurs, serons toujours ร leurs cรดtรฉs pour les accompagner.
Q : Un dernier mot ร l’endroit des autres industries et entreprises africaines qui hรฉsiteraient encore ร collaborer avec le monde scientifique ?
R : Mon message est simple : ils se trompent s’ils pensent que la recherche est une dรฉpense inutile. Regardez ce que NEO INDUSTRY SA a fait ! Ils ont montrรฉ l’exemple. L’industrie et la science sont complรฉmentaires. Nous avons besoin de leurs donnรฉes de terrain, et ils ont besoin de nos dรฉcouvertes pour pรฉrenniser leurs activitรฉs et faire face aux dรฉfis climatiques et sanitaires. J’invite toutes les industries (agroalimentaires, agricoles, pharmaceutiques) ร suivre l’exemple de NEO INDUSTRY SA. C’est en travaillant main dans la main que nous bรขtirons une Afrique durable et compรฉtitive.
